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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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après un seul labour ; elle ne re'ussit jamaismieux qu’après l’écobuage ; on y donne unlabour lorsque les cendres ont été re'pandues ;on sème la graine en août , et on la recueilleà la fin de juin ou au commencement de juilletde l’anne'e suivante. Elle ne donne pas autantde fourrage que le colza ; je doute que lessarclages multiplies qu’on lui donneroit fussentpayes par un accroissement suffisant des tiges ;il vaut peut-être mieux la rendre maîtresse duterrain en la semant assez e'paisse pour queles plantes étouffent de leurs larges feuilles lesautres herbes. Ce sera une prairie promptedans sa crue , une nourriture saine , prête detrès-bonne heure au printemps , qualité’ très-importante lorsqu’il s’agit de pourvoir à ladisette de fourrage de l’anne'e préce'dente.

Son emploi , comme aliment, exige de lavigilance chez celai qui est chargé d’e nlivrerlefourrage vert ou la pâture aux bestiaux, surtoutdans le dernier cas. Celte prairie très-succu-lente , que les animaux aiment beaucoup etmangent avec avidité , les fait gonfler aussisûrement que le trèfle , la luzerne , le seigle ,le colza, etc. ; on sc met à l’abri de cet incon-vénient par l’usage d’un parc qui les circonscritsur l’espace suffisant pour un repas , calculé