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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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( 3ï3 )

» l'ons, monte à 5liv. ster. 9 s. 8 don. par acre.

» Celte somme ne peut paroîlre exorbi-)> tante si l’on considère qu’elle comprend» la rente , les frais du labour profond , ceux)> des binages et des engrais. Il faut absolument» savoir y de’penser cette somme , ou y rc-)) noncer (t) ; plus vous dépenserez à pré-)) parer et nettoyer la terre , plus vous en)) retirerez de béne'ficc.

n Le profit en médium des neuf expériences,

( 1 ) Dans l’expérience dont j’ai rendu compte , lesfrais de culture et sarclages sont allés à une somme bienplus forte; mais i.° les sarcleuses n’étoient pas expéri-mentées ; la plante leur éloit à peu près inconnue, etle premier sarclage se faisant dans un moment où lestiges sont grêles , et difficiles à distinguer de quantitéde mauvaises herbes , tout cela rendoit nécessairementce travail long à des apprenties. a.°La terre étoit forteet durcie par la sécheresse, ce qui prolongea l’ouvrage.3." Par la même raison la récolte fut fort au-dessousde ce q u’elle auroit été si les carottes eussent été seméesdans une terre légère , fertile et convenablement pré-parée; cependant le produit en a été très-considérable,et il l’auroit été bien davantage si la récolte avoit étéconsommée à l’écurie , par les bestiaux, ou à la bergerie.La culture des carottes pour les terres légères , et celledes choux pour les terres fortes, sont sans nul doutecelles de toutes les plantes à sarcler, ou fourrage vertsd’hit er les plus productives.