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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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)> transplante dès qu’elle est assez forte ; le)) produit de la première année n’est pas très-« considérable ; elle donne deux récoltes)) abondantes tous les ans , et on ne risque)) rien de différer le fauchage de celte plante» qui ne sèche jamais sur la tige. On sème une)> livre et demie de graine par arpent, sur un» champ semé d’orge ou d’avoine , dans le» mois de Février ou d’Avril ; mais il la faut)> semer après avoir fait passer la herse, car sa)> graine veut être enfoncée (1), et je conseil-)> lerois de semer jusqu’à six livres par arpent (2),« et de la semer plutôt seule ; tout sol lui» convient, excepté celui qui est humide. Un» pré de celte espèce de fourrage offre un» coup-d’œil agréable dans le voisinage d’une)) maison, et donne plus de fourrage qu’aucune» autre espèce ; elle devient si épaisse qu’à)> Cassel j’en ai vu , ou l’on eût pu jeter une)) poignée de fèves dessus , sans qu’aucune

(1) Je présume que c’est une faute d’impression, etqu’il doit y avoir dans le texte : car sa g-aine ne veutpas être enfoncée.

(2) Lorsqu’on la sème à demeure, et qn’elle ne doitpas être transplantée, car une graine aussi petite, si elleest bonne, doit fournir à la transplantation.de plusieursarpens en en semant G livres.