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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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v pommes de terre , environ un bushel par)) jour à chacun , outre la farine de fève dont)) la quantité e’toit de 4 bushcls par semainepour trois bêtes : telle fut leur nourriture)) jusqu’au 27 Mai, que je les vendis. On ne)> voit pas souvent en Sufîblck des bœufs mieux» engraissés que ceux-là l’éloient.

)) Le même hiver je fis deux essais. i.° Deuxagneaux de Sussex , qui maigrissoient et

La différence de 7 sous sur la nourriture de 5oobêtes à laine pendant 35 ou 4o jours , ne seroit pasdans le cas d’être observée assurément si on ne voyoitpas , qu’en ne destinant que 4 acres en choux pourl’hivernage d’un pareil troupeau , au lieu de i5 quiseroient en feuillage de turneps , il y a un bénéfice de11 acres, avec lesquels, en les mettant en choux, onpeut nourrir i5oo bêtes do plus pendant 4o jours,ou 5oo pendant 120 jours. Economie précieuse pourle propriétaire dont la ferme 11 ’est pas bien vaste , etqui doit le décider incontestablement en faveur deschoux si le terrain leur est favorable.

Si je n’ai pas fait entrer en ligne de compte le demi-parcage fourni par les bêtes à laine, en consommant lesfeuillages de turneps sur place , c’est que je n’ai pasporté non plus en recette le fumier produit par lesbestiaux pendant qu’ils consommoient les choux , soità l’étable ou à la bergerie , soit par l’engrais qu’ilslaissoient sur la prairie artificielle, sur laquelle Youngleur en fit consommer une partie.