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que toujours couclie's pour ruminer leur repaset se reposer ; si les pailles ne sont pas assezabondantes , ou que les cailloux propres àpaver soient rares, on carrelera les étables desbêtes à cornes , en plaçant les carreaux dechamp , bien egalement joints par un bonmortier de chaux maigre, mêlée de sable bienpur de rivière et de brique pilée ; ces carre-lages durent très-long-temps , et les animauxy sont parfaitement couches. On donne unetrès - légère pente , un pouce sur huit piedsenviron , pour conduire les urines dans unerigole de chêne, roche ou grès, placée derrièreles bestiaux, à huit, dix ou onze pieds, suivantla taille qui les portera , ainsi que celles desécuries des bêles de trait, dans un réservoirassez spacieux pour contenir toutes celles desétables qu’on peut recueillir pendant six moisau moins. Cet engrais liquide , connu sous lenom de purrin en Flandre , etdeliscy en Suisse ,est d’un effet merveilleux sur les prairies natu-relles et artificielles, sur les blés, qu’il faittaler vigoureusement , et pour toutes lesplantes à sarcler ; on l’emploie surtout dèsl’automne jusqu’au printemps , mais dès queles chaleurs commencent , il faut y mélangerplus ou moins d’eau , suivant que le temps est