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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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trois mulets avec le fourrage que consommentdeux chevaux de même taille bien nourris;un mulet traînera une charge égalé, si ce n’estplus forte que celle d’un cheval de même taille;un mulet vivra autant que trois chevaux; com-bien de raisons en faveur de ceux - là ! Onn’objecte contre eux que le prix qui est 4 pluscher que celui des chevaux; cela est vrai, maiscela est amplement compense' parleur longévité’.,puisqu’elle est de § en sus. On se plaint aussique quelques-uns sont vicieux , dangereux ,difficiles à conduire : c’est quelquefois vrai, maisc’est toujours la faute de la première éducation;ils ne doivent être gouvernés que par des gensd’âge mur , doux , patiens : c’est un grandmoyen de les avoir 6ages. J’ai eu un muletde vingt mois, acheté en Auvergne , seul surdouze qui parût vicieux, je le fis jeûner quarante-huit heures , et le réduisis par la faim à êtreaussi doux que les autres , il témoignoit plusde joie de voir approcher celui qui le soignoit,que ceux qui auparavant paroissoient les pluscaressans , et il l’a été toujours depuis. Il nefaut pas les châtrer , entiers ils sont beaucoupplus forts , et ne sont pas plus vicieux , très-certainement.