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laboureur , et ainsi que dans la Suisse Alle mande , la Frandre , le Palatinat , l’Angleterre ,les bêles d’attelage, brillantes de santé, propre-ment enharnachées , conduiront avec gaietéet facilité des charges triples de celles que lesharidelles actuelles onlpeine à traîner, d’autantplus que les chars seront mieux construits.
Nos bons voisins, nos anciens alliés, parti-culièrement dans la Suisse Allemande , sontbien plus avancés que nous sur l’entretien desbestiaux h l’étable, sur l’art de les engraisser,sur le parti qu’on peut tirer des diverses situa-tions propres à former des prairies , sur les irri-gations, sur les ressources que présentent lesplantes sarclées , cultivées en grand , et surl’avantage de n’avoir de bestiaux que ce qu’on enpeut nourrir avec abondance pendant toutel’année à l’étable, seul moyen de tirer un grandproduit de ces animaux, et pour le terrain uneprodigieuse quantité d’excellens fumiers.
L’Angleterre a autant à regretter que laSuisse , qu’Arthur Young , qui a passé si prèsde cette dernière république, alors si florissante,n’ait pas sacrifié quelques semaines à parcourirces cantons, si intéressans sous tant de rapports;Illes auroit jugés, sans doute, dignes d’être ob-servés par un cultivateur aussi habile que justeappréciateur du mérite.