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qui se sépare en deux suivant sa longueur ; elle renferme dessemences (e) oblongues, couronnées d’une aigrette, & rangéescomme des écailles dans la silique.
Cet arbrisseau pousse de longues baguettes qui se divisenten plusieurs branches, lesquelles font garnies dans toute leurlongueur de feuilles opposées deux à deux, longues, étroites,terminées en pointe , unies & fans dentelure , relevées en des-sous d’une feule nervure ; le verd de ces feuilles est terne ôcfoncé. Les fleurs viennent à l’extrêmité des branches ; elles y jfont rassemblées par bouquets.
ESPECES .
L. NERIONfloribus rubeflcentíbus. C. B. P.
Nérion à fleur rouge.
L. NERIONfloribus albis. C. B. P.
Nérion à fleur blanche.
-j ) . NERION Indicum angnfii-fdium, floribus od.oratis fìrrqlicilus. H. L- B.Nérion des Indes à feuille étroite, dont les fleurs d’un rougepâle font odorantes.
CULTURE.
■ Les Nérions craignent le froid ; & dans notre, climat, il estpresque indispensable de les renfermer pendant ì’hyver dans lesorangeries. Nous ne nous sommes déterminés à en parler dansce Traité, que parce que nous sommes informés que M. le Che-valier de Gensein les a conservés en pleine terre cinq à sixans : on pourra certainement les élever facilement en pleineterre dans quelques Provinces du Royaume. Nous n’avons pointcompris dans notre liste les Nérions à fleur double , parcequ’ils font beaucoup plus délicats que les autres. Si l’on veutjouir de leurs belles fleurs, il faut nécessairement les placer dansjdes serres chaudes.
L’espece , n°. z, est presque auífl sensible aux gelées.
Au surplus les Nérions, dont nous rapportons ici les efpecesIre font délicats que relativement au froid de notre climat.