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Tome second.
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6 2, 0 L E A , Olivier.

ration réussit mieux quand on la sait au printemps ; ce qui estcommun à tous les arbres qui conservent leurs feuilles en hy-ver, & à ceux qui craignent les fortes gelées; car, commenous savons dit ailleurs , une gelée qui fait périr un arbre nou-vellement planté, n "endommage point celui qui est bien repris.

On voit des Oliviers qui subsistent depuis long-temps fansaucune culture dans des lieux abandonnés; mais ils n’y don-nent que peu de fruit, & de fort petit: ainsi pour retirer del’utilité des Oliviers, il faut les cultiver. On a coutume de lesplanter comme en quinconce, ou par rangées fort éloignéesles unes des autres. On peut planter de la Vigne entre ces ran-gées, ou y semer du Grain: car les cultures qu on donne àces plantes font infiniment utiles aux Oliviers. Comme la char-rue ne peut pas approcher tout près du pied des Oliviers, onlaboure à bras deux fois Tannée cette partie du terrein.

Outre ces labours généraux, on a encore coutume d’enlevertous les deux ans quatre pouces ou un demi-pied d’épaisseurde terre, suivant la force des arbres, autour de chaque Oli-vier; on coupe les petites racines chevelues qui fe rencontrent,ôc Ton remplit la fosse avec la même terre qu’on a tirée, ÔCdans laquelle on mêle du fumier. Cette opération augmentebeaucoup la vigueur des arbres. Cependant comme le fumier al-téré la qualité de Thuile, les Cultivateurs attentifs préfèrent leterreau ou bien les terres brûlées-, qui, dit-on, donnent beaucoupde vigueur aux arbres, fans altérer la qualité de leur fruit.

On observe que les Oliviers, ainsi que quantité d’autres ar-bres fruitiers, ne donnent abondamment de fruit que tous lesdeux ans; & de plus, on a remarqué que Tannée de fertilité-est presque toujours celle où la terre qui est fous les Oliviers,reste en jachère. Pour entendre ceci, il faut savoir que quandon feme du Froment fous les Oliviers, la terre est alternati-vement une année en gueret, en repos ou en jachère, & queTannée suivante elle produit du Froment. II est assez vraisem-blable que le Froment dérobe la nourriture aux Oliviers ; &s’il étoit bien prouvé que cette raison influât sur Tabondancede leur fruit, un Propriétaire pourroit se procurer tous les ansune récolte d’Olives à peu près égale, puisqu il n’auroit qu a•assaisonner ses terres de façon que tous les ans la moitié fût