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Tome second.
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y S O L E A, Olivier.

.conserve cependant toujours un peu de la couleur qu elle avoitavant la calcination ; cela vient, à ce que disent les Ouvriers,des bois qu’on y emploie. Ils ont remarqué que les arbres ,qui font au haut des montagnes, font la Potasse d’un bleu pâle;que ceux qui sont dans les endroits marécageux, la font rouge& en donnent une moindre quantité ; & que les autres la fontblanche, mais qu ils nen donnent pas tant que ceux du hautdes montagnes. Après le Hêtre, il n’y a guer,e que le Charmequi soit propre à cette opération ; les autres efpeces d’arbresïécompenferoient à peine le travail. La Potasse calcinée s’ap-pelle PoiaJJe en chauáeron , ou Salin.

Toutes sortes de bois fournissent du sel alkali ; ainsi il n’yen a aucun qui ne soit propre à faire de la Potasse. Tout l’artconsiste à brûler le bois, à calciner ôc lessiver les cendres,à à évaporer le sel d’une façon peu embarrassante & expéditive.Le fourneau dont nous allons donner la description paroît pro-pre à remplir toutes ces vues.

La seconde Figure de la Planche des Fourneaux représente iedevant du fourneau sur les proportions à peu près de six lignespour pied. A est la porte d’un grand cendrier : B est la porte de lafournaise , qui répond sous une premiere voûte , où l’on met lebois qu’on veut brûler : C est la porte de la voûte à calciner : D estune ouverture pratiquée au plus haut du fourneau, par laquellela fumée doit s’échapper : E est une chaudière pour l’évapo-ration des lessives.

La troisième Figure représente la coupe transversale de ce mê-me fourneau : F est le grand cendrier : G , barreaux de fer quisupportent le bois qu’on veut brûler : H, premiere voûte fous la-quelle on brûle le bois : J, seconde voûte sous laquelle on metles cendres ou le sel qu’on veut calciner; K, partie de la cuve àévaporer la lessive qui est dans le fourneau ; L , partie qui ex-cède le fourneau.

La Figure 4 représente la coupe longitudinale du même four-neau : A, porte du cendrier : F, capacité du cendrier : G , grillesse fer qui porte le bois : B, porte de la fournaise : H, fournaiseoù l’on brûle le bois; M , épaisseur de la premiere voûte quine doit pas s’étendre jusqu’au fond du fourneau ; mais qui doitlaisser en N un pied ou environ de distance, asm que la flamme