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Tome second.
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j-jo P 1 N U S, Pin;

leur former une tige de trois ou quatre pieds de hauteur : touSles ans on continue de retrancher l'étage inférieur jusqu’al’âge de quinze ans ; alors on ne leur fait cet élagage que tousles quatre ou cinq ans.

Cette opération ne coûte rien. On abandonne aux élagueursles premiers émondages dont ils font des bourées ; par la fuiteles élagueurs rendent un tiers des bourées au Propriétaire ; SCquand on n élague les Pins que tous les trois ou quatre ans , lePropriétaire prend la moitié des fagots : il doit fur-tout veillerà ce que ses élagueurs ne retranchent trop de branches ; cequi cauferoit un tort considérable aux Pins , pour les raisons quenous avons déja dites.

Je ne sache point que les différents Pins fe greffent les unsfur les autres, & p avoue que je n’en ai point fait l’expérience.

Les cônes des Pins restent plusieurs' années fur les ar-bres pour y acquérir leur maturité ; c est pour cela qu'il nefaut cueillir que ceux qui font devenus de couleur canelle :ils doivent être cueillis en Janvier, en Février & en Mars ícar dès que le soleil a pris de la force, & qu’il les échauffe ,les écailles s’ouvrent d’elles-mêmes, & les semences fe répan-dent à terre.

Quand les cônes mûrs font cueillis, on’ les expose au grand-soleil dans des caisses , comme nous l’avons dit en parlant desfruits du Sapin & des Mélefes ; & fi-tôt que la graine estsortie des cônes, on la met en terre, quoiqtfon pût cepen-dant la conserver jusqu en Automne.

II y en a qui mettent les cônes au four pour les faire ou Jvrir; mais pour peu que la chaleur soit trop forte , les semen-ces font altérées, & elles ne peuvent plus lever.

On peut transplanter les jeunes Pins; mais il faut alors qu’ilssoient très - jeunes, & avoir l’attention de leur conserver unpeu de terre en motte -, sans quoi on en perdroit beaucoup.

M. Roux de Valdone, qui a fait ensemencer en Provenced’aífez grandes pieces de terre en Pins, les unes posées estcolline, & les autres en terrein plat, estime que fi l’on semoisîa graine dans des terres bien labourées, les jeunes Pins aux-quels il faudiroit donner quelque culture' , viendroient plusyíte ; ■ mais la plupart des terres qu il a ensemencées en Pins *