P I N U S, Pin . 135
éminences forment une pyramide ; mais dans Pun & l’autreoas le grand diamètre est toujours place perpendiculairementa l’axe du cône. On observé encore quelque variété dans laforme de ces- éminences : elles font plus ou moins saillantes ;êt dans ce dernier cas les éminences font terminées par unwammelon ; lorsqu elles font au contraire très-saillantes, alorse Ues se terminent en pointe.
Les pignons de l’espece n°. 2 sont durs , mais considérassentent moins gros que ceux du Pin cultivé.
Cet arbre est commun presque par tout le Royaume. One mploie son bois aux mêmes usages que celui du Pin cultivé z,^ son en retire pareillement de la résine.
Le petit Pin maritime, n°. 3 , ne différé du précédent queparce que ses fruits font moins gros, & ses feuilles plus cour-tes. & pl us menues : il fait un aussi grand arbre, & son boisE employé aux mêmes usages : on doit cependant le regar-der comme une espece particulière; car dans le Bourdelois j.
l'on seme ces deux Pins maritimes, on remarque que lesgraines produisent assez constamment leur même espece.
Le Pin maritime de Mathiole , n°. 4 , tient en quelque'%on le milieu, entre le petit Pin maritime, & le Pin de.Ceneve. Ses feuilles font plus sines, d un verd blanchâtre,Pbs longues que celles du petit Pin maritime. Les jeunes^ranches sont menues, souples ôt se recourbent. Les feuillesJuennent par touffes comme des aigrettes au bout des jeunesRanches. Les autres branches restent presque nues dans toute.Lur longueur , en sorte que l’on v-oit à découvert leur écorcesiui est grise & unie : les fleurs mâles sont blanches; les côness ont un peu plus gros que ceux du Pin de Geneve. Lans 1 Hiver,de 173 q. nous avons perdu presque tous les Pins de cette espece.
Le bois de cette espece, n°. 4, est très-résineux. Nous lecultivons depuis plusieurs années ; il ne fait pas, à beaucoupprès, un aussi bel arbre que les deux especes précédentes cdans l e Brianconnois , on le nomme simplement Pin*
Le Pin de Geneve ou d’Ecoffe , n°. 5 , a les feuilles très-courtes & menues, qui sortent deux à deux d’une gaine com-mune ; elles sont fl un verd blanchâtre, piquantes, & distribuéesdans toute la longueur des jeunes branches > qui, étant pliantes^