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Tome second.
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P I N U S, Pin.

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autres comme celles du Sapin, mais plus épaisses: cescailles renferment des noyaux ou pignons moins gros que ceuxdu Pin cultivé, n°. i; ils font presque triangulaires, faciles àr °mpre fous la dent: l’amande en est douce & d’un goûta gréahle, blanche, mais couverte d’une écorce brune.

J ai observé sur une branche qui m’a été envoyée du Brian-ǰnnois, qu’il fortuit plus ou moins de feuilles d’une mêmegaine, ou, quand la gaine est tombée, d’un même mamelon : j’encompté quelquefois quatre, le plus souvent cinq , ôc dete mps en temps six.

Ces feuilles font d’un beau verd, plus épaisses & plus lon-gues q ue celles du Pin blanc, n°. 19 : elles ont jufqu’àst u atre pouces & demi de longueur. Les jeunes branches,*| u oique très-bien garnies de feuilles, fe soutiennent cepen-a x nt bien ; ce qui fait que cet arbre a un port & une verdeur

tr es-agréable.

■ , On peut remarquer que les deux Pins que nous venons deRécrire, ressemblent beaucoup aux Méleses, tant par la muid-Pbcité de leurs feuilles , que par les mamelons qui leur fer-Ve nt de support, & par leurs fruits qui font écailleux; on peutCll core ajouter, par leur résine qui est très-coulante.

Comme les écailles des fruits ne font pas fort adhérentesfilet ligneux qui les soutient, sur-tout quand les cônes fontmûrs ; un oiseau de la grosseur & de la figure d’un geai,tre s-commun dans le Briançonnois & que l’on y connoît fous lej 10 ' 11 de Piquerole, est friand de ces pignons ; il trouve le moyen dees drer avec son bec de dessous ces écailles pour s’en nourrir. Onre cueille les pignons pour les manger comme des noisettes, ou,P°Ur les employer dans les ragoûts en guise de mousserons.

II y a encore un Pin à cinq feuilles qui croît en Russe &etl Sibérie , dont les cônes font assez petits, durs & comme^eux des Pins à deux feuilles. Il est décrit & figuré parârnrnan, qui le confond mal-à~propos avec le Pinaster Bellont,

• Butner qui a vu chez moi le Pìnaftcr , & chez M. Col-In fon à .Londres le Pin à cinq feuilles de Russe, m’a assuréS Ue ces deux efpeces étoient très-différentes l’une de l’autre.

Indépendamment des utilités particulières dont nous avonsparle a l’occasion de chaque efpece de Pin, nous croyons

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