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Tome second.
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,J0 P I N U S, Pin.

noircir, comme nous l’avons dit dans l'article de la Méleseíou les réserver pour les mettre dans les fourneaux à goudron»mais aux environs de Bordeaux, on fait brûler dans des fourstous ces corps chargés de résine ; & suivant que l’on conduitle feu, ou que l’on fait cuire plus ou moins la résine qui endécoule, on obtient une matière résineuse plus ou moins noireou plus ou moins dure ; on la renferme ensuite dans des barrilspour en faire la vente : c’est une espece de brai plus ou moinsgras qu’o n nomme , quoique mal-à-propos , Poix-noire.

Le galipot, cette matière liquide qui découle des Pins pen-dant l’été, peut, lorfqu’il n’a point été épaissi par la cuisson '»être mis dans la classe des térébenthines. Les Sapins, propre*ment dits, font, comme on le fait, les seuls arbres de nos foretsqui fournissent la bonne & la véritable térébenthine : les Mé*lésés en fournissent encore, mais la qualité en est moins par*faite ; enfin les Pins dont il est ici question en fournissent aussi ?comme nous venons de le dire, mais elle est bien inférieureà celle des Mélesés. Outre l’odeur, la faveur & la transpa'cence qui distingue ces différentes térébenthines, il y a en*core une autre propriété qui les caractérise ; c’est la facilitequ’elies ont à s’épaissir. Celle du Sapin conserve mieux quetoutes les autres fa liquidité, & le suc résineux du Pin est celctqui la perd le plus aisément.

Si l’on regarde ces différentes térébenthines comme une es*pece de sirop résineux, c’est-à-dire, comme de la résine oVbrai-sec , ou de la colophone , ou de la poix seche dissoutedans un peu de seve ou d’eau, à laide de beaucoup d’effencede térébenthine qui s’échappe dans la cuisson, & qu’o n retirepar distillation, on peut dire alors que le galipot est surchargede résine concrète ou de barras.

Pour en séparer la matière la plus fluide, le sirop le pl uSclair , qu o n nomme Térébenthine du Pin , on met le galipot?suivant ce qui se pratique dans les forêts de la Guienne, daflSdes auges de bois dont le fond est assemblé à plat joint*mais peu exactement; alors en exposant ces auges au soleil, ^partie la plus fluide du galipot coule par les fentes de sauge?ôc fournit une liqueur résineuse assez transparente, de consssitance de sirop épais, qu’on appelle Térébenthine de soleil ,