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feu se communique dans toutes les parties du fourneau; maïsaussi dès que l’on apperçoit que le feu prend avec trop d’ar-deur dans certains endroits, on en modéré faction en fer-mant ces ouvertures avec des gazons.
17 0 . On veille ainsi le fourneau jufqu’à ce que tout soit coU- jsommé. Pendant que le bois fe réduit peu à peu en char-bon, le goudron coule par les gouttières dans les réservoirspratiqués pour le recevoir.
Cette façon de retirer le goudron est très-bonne pour lespays où les Pins font très-communs. A f égard des lieux où ces.arbres sont plus rares, on doit préférer d’y construire les four-neaux en forme d’un œuf; ils ont cet avantage que son en re-tire plus exactement tout le goudron que le bois peut fournir* j
JS/laniere de tirer le Goudron & le B r ai-gras , dans U
Valais.
On abat dans le courant de Pété les Pins qu’on destine aêtre brûlés pour en retirer le goudron. Les Ouvriers savent laquantité qu’ils peuvent en employer ; ôc ils règlent leur coupsde façon que dans le temps qu’ils chargent leurs fourneaux, I ebois ne soit ni trop sec ni trop verd : car, pour bien faire, ddoit n’être qu’à demi desséché.
Comme toutes les parties du Pin; savoir, le tronc, les branchesôc même f écorce fournissent du goudron ; on coupe les branchesd’une longueur proportionnée à la grandeur des fourneaux*
Ôc son fend les gros troncs pour les réduire en buchettes comm edes cotrets.
Dans le Valais où la plupart des Paysans entendent fortbien l’extraction du goudron, ils bâtissent leurs fourneaux a ve°de la terre à four ôc de la pierre, ôc ils donnent à ces four-neaux la figure d’un œuf pose sur son petit bout.
Le fond est formé d’une seule ou de plusieurs pierres dutaille, mais exactement jointes. La pierre qui forme le fonddu fourneau , est creusée, ôc de la même figure que f intérieurde la coque d’un œuf. A l’un de ses côtés il y a un troud’un pouce & demi ou environ de diamètre, de fix pouces
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