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Tome second.
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'Ȓ 4 P I N US, Pin.

de poix seche : ií leur importe peu que ces substances viennentde la Mélese, du Pin ou de rEpicia ; mais ils emploient p ar-préférence toutes ces matières quand elles font chargées defeuilles ou d’autres saletés. Ils continuent de remplir ainsi al-ternativement leur fourneau, par lits de bois verd, de copeauxsecs & de résine, & ils terminent leur fourneau par des co -peaux secs : ils y forment une espece de chape, comme nousavons dit; mais ils ont grande attention d’en fermer plus exaC'tement les ouvertures, & de conduire plus lentement leur feu-La résine fond, elle se mêle avec la seve résineuse du bois,tout se réunit au bas du fourneau où le brai doit prendre uncertain degré de cuisson ; car on ne débouche le canal qu equand tout le bois est réduit en charbon. C’est là que l’expd'rience des Ouvriers influe beaucoup fur la perfection du tra-vail : car fl on ne laisse pas couler assez tôt le brai, il devieU ctrop sec, & il souffre un grand déchet ; si l’on débouche troptôt l’ouverture, le brai se trouve trop liquide, il tient trop dela nature du goudron. On ne peut cependant connoître le tes*me précis pour déboucher le canal, qu’en appliquant les maiuSfur les pierres de taille qui forment le bas du fourneau; leU rdegré de chaleur indique s’il est temps de laisser couler le brafl& ce degré de chaleur doit être plus ou moins grand, suivaisl’étendue du fourneau. Les Ouvriers savent à la vérité qu'dleur saut à peu près sept à huit jours de temps pour faire uu ecuite; mais les vents secs ou humides, le plus ouïe moins detemps qu’il faut pour fermer le fourneau , avec des pierres & dela terre ; enfin la promptitude avec laquelle le feu est allurnd ttoutes ces circonstances avancent ou retardent l’opération , $*souvent elles influent fur la qualité ou fur la quantité du goudroUqu’on retire ; de maniéré qu’il arrive que certains Ouvriers ob'tiennent d’un même fourneau beaucoup plus de goudron q^e id’autres n’en pourroient faire. \

Après avoir débouché le canal, le brai coule* dans des b 3 ”*quets disposés pour le recevoir, ôt on l’entonne dans des ba^ïils pour le transporter dans les Ports de mer , où on l’eíst*ploie à carener & à enduire presque tout le corps des vaisseaux*On trouve, comme nous l’avons dit, dans l’intérieur d§fourneau > un. noir de fumée qu’on ramasse ayce une ratissoù 2