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Tome second.
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P I N U S j Pin. i 6?

^ es échaîats pour les vignes; & quand il est à stage de quinzeJ 511 dix-huit ans, on peut l’abattre pour le brûler: en prenant, précaution de stécorcer & de le laisser sécher deux ans, il^ a presque plus de mauvaise odeur : son écorce pilée fournit,a ce qsson assure , un fort bon tan. A stage de vingt-cinq° u trente ans, il commence à fournir de la résine ; si on mé-lla ge bien les entailles , on peut, après en avoir tiré un profitan nuël pendant trente ans, abattre cet arbre pour en faire du°is de charpente qui est d’un très-bon service : dans plusieurstovinces on le vend les deux tiers du prix du bois de Chêne :es tronçons, les racines, enfin toutes les parties grasses de ceta ss>re peuvent fournir du goudron, du charbon, &c.

. Les Pins font dans toute leur force à soixante ou quatre-^ngts ans, comme les Chênes à cent cinquante ou deux censOn peut donc conclure que les futaies de Pins font bienPlus avantageuses aux Propriétaires que celles de Chênes,tl°n feulement parce qu’on peut les abattre deux fois contrecelles de Chênes une, mais encore parce que les futaies dejd n s produisent un revenu annuel bien considérable. II estLtprenant que les Propriétaires de grandes plaines de sables,ne produisent que de mauvaises Bruyères, ne pensent pasplanter des forêts de Pins, qui n’exigent 'presque aucuneae penfe : un pere de famille ne pourroit rien faire de plus avann£a geux pour fa famille.