QUERCUS, Chêne . ao 7
®oii arrache de ces arbres lorsqu ils seront parvenues à huit° u dix pieds de hauteur, pour les transplanter en quinconces°u en avenues, la plupart ne reprendront pas ; c’est ce quifait que presque tous les Chênes qu on arrache dans les forêts°nt beaucoup de peine à reprendre. Si au contraire l’on faitUn semis de Chêne dans une bonne terre, dans laquelle il setrouve à deux pieds de profondeur un lit de pierre ou der °che, alors la racine pivotante étant arrêtée par ce fond,pourra pas s’enfoncer à plus de deux pieds, & l’arbre feradéterminé à pouffer des racines latérales qui font bien néces-saires pour fa reprise, lorsqu on le transporte de la pépinièrea la place où il doit rester toujours. *
Si l’on faisoit germer les Glands dans le fable, on pour-*r ^it les déterminer encore plus sûrement à produire des ra-Cln es latérales : en effet, comme il est constant qu’une racinesttn a été coupée ne s’étend plus, mais qu’elle pouffe des racinesborifontales , on n’aura qu’à rompre ou couper la radicule ,° U 5 comme l’on dit ordinairement, le germe; & alors on feraa ffuré que dans quelque terrein qu’on seine ces Glands (pourainsi dire, mutilés) ils ne formeront plus de pivot, mais qu’ilsproduiront des racines latérales qui les rendront aussi propresa être transplantés, que les Ormes & les Tilleuls.
II est bon d’être prévenu que le retranchement de la radi-Gu le n’exige aucune précaution : j’en ai rompu jusques toutPrés des Glands, qui ont repoussé deux ou trois racines , autleu d’une pivotante.
De quelque maniéré qu’on ait fait le semis , on met erisiuestion } s ’il faut ensuite le labourer , ou le laisser poufferpaturellement & sans aucune culture : nous avons fait fur celae aucoup d’épreuves, dont il résulte qu’une Chênaie cultivéeave c autant de soin qu’une Vigne, croît beaucoup plus promptte tnent que celle qu’on ne cultive pas ; mais comme ces cul-tes exigent de grands frais, il ne faut les employer que<juand l’étendue du champ est peu considérable, ou lorsqu o n araisons de souhaiter que le semis faífe promptement un beau
Le s arbres qui font plantés en massif de bois, s’élaguent na-re uement les uns les autres, parce que les branches de