134 R U B U S, Ronce.
il faudroit écraser les fruits dans l’eau, de la même façon quénous l’avons dit en parlant des Mûriers. Voyez pour cet effetl’article M o ru s.
On a nommé les Framboisiers Rubas Idœus , Ronce du wioiïtIda : j’en ignore la raison; car les Framboisiers croistent nattntellement dans toute la Zone tempérée ; on en trouve auMbeaucoup dans la Zone glaciale, & encore, à ce que je f r6 'fume, dans la Zone torride.
USAGES ,
Les Fonces des haies, n°. i, donnent des fruits semblablesïtux Mûres, qu’on nomme Mures-de-renard : elles font fades estcomparaison des véritables Mûres; on les emploie en Méde"cine en place des Mûres noires , quand on manque de ce fiust'On s’en sert en Provence pour colorer le vin muscat bla_ nC& pour faire le vin muscat rouge de Toulon. Comme les ha^ Ssont remplies de cette espece de Ronce, on se dispense de - 13cultiver dans les jardins : en Guienne, on ramasse ce fruit p° ulsle donner aux pourceaux.
On peut cultiver par curiosité la Ronce à fruit blanc, n°* 4 >& celle qui est sans épines, n° 3 & n°. 6 , & encore celle afeuilles panachées , n°. 2 : mais l’espece qui mérite sur-tost fd’être cultivée , est celle à fleurs doubles, n°. 5 ; car depuis*mois de Juin jusqu’au temps des premieres gelées, elle p r Cduit des fleurs larges comme un petit écu, & qui font a°*belles que les Renoncules semi-doubles. _ „
Les jeunes branches & les racines de la Ronce ordinaire,font astringentes: leur décoction est recommandée en garg a " jrisme pour les maux de gorge. ;
On cultive les Framboisiers à cause de leur fruit qui a b? a ^coup de parfum : on le mange crud mêlé avec les Fraisesles Groseilles; on en fait des confitures agréables, des eorstpotes ; enfin ce fruit entre dans la composition de plusi eUratafias. -
Les eípeces, n°. 14 & 15, donnent de fort jolies fleurs -elles méritent d’être cultivées dans les bosquets de la fluprintemps,