TE RE B INTHUS, Térébimhe. 3 o 7
5' T ERE B INTHUS Cappadocica. H. R. mas & fœmina.
Terebinthe de Cappadoce.
CULTURE.
Les Térébinthes & les Pistachiers s’élevent très-aisémentdesemences, quoique ces arbres viennent de pays plus tempé-rés que le nôtre; savoir, Chypre, l’Ifle de Chio, l’Espagne,le Languedoc , le Dauphine & la Provence : ils supportentbeaucoup mieux la gelée que les Lentisques ; néanmoins ilconvient de les semer dans des terrines, & de les élever dansles orangeries jusqu’à ce qu’ils aient acquis une certaine gros-seur: j’en ai cependant élevé tout-à-fait en pleine terre; mais oncourt risque de les perdre, si dans la premiere ou la secondeannée les hyvers font fort rudes. Si l’on a la précaution dene les mettre en pleine terre que lorsqu’ils font un peu gros ,ils réussissent très-bien : quand les individus mâles & femellesse trouvent plantés les uns près des autres, tous les Téré-binthes donnent du fruit.
II est bon d’être prévenu que les Pistaches que l’on achetechez les Epiciers, levent très-bien, quand elles font nouvelle-naent arrivées.
USAGES.
Le bois des Térébinthes est fort dur & très-résineux : cetarbre fournit la résine qu’on nomme Térébenthine de Chio ouScio, qui est fort rare & très-estimée. II se forme à l’extrêmitéées branches du Térébimhe, n°. i, des vessies remplies d’in-sectes : on trouve dans ces vessies quelque peu d’une térében-thine fort claire ôc de bonne odeur : j’en ai vu fur ceux deProvence.
Un Médecin qui a long-temps demeuré à Chio, nous aécrit que la térébenthine de cette Iste se retire d’une especeée Lentisque. Cela ne contredit pas ce que nous venons dedire ; car les Lentisques ressemblent tellement aux Térébinthesssue M. Linneus, comme nous l’avons dit, n’en a fait qu’uníaiême genre. Le Médecin dé j a cité, ajoute qu’on fosistique
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