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Tome second.
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5 i-. TEREB INTHUS, Térébinthe.

II saut ajouter à ce produit, celui du fruit; mais comme iln’y a gueres que les Paysans qui en mangent, on en portetrès-rarement au marché, où à peine trouveroit-on à le vendreà un prix qui pût dédommager de la peine de le cueillir. Ceuxqui en recueillent beaucoup , le salent, & en font des envoisà Constantinople, où il sert de nourriture aux pauvres Mar-chands Turcs qui exposent aux coins des rues des marchandisesde vil prix : leur repas ne consiste le plus souvent qu’en unepoignée de ces graines salées, ou d’olives noires préparées dela même façon , un morceau de pain de la valeur d’un fol, àçune bardaque d’eau.

II y a un moyen assuré d’augmenter le rapport des Tére^binthes, c’est d’enter le Pistachier fur le Térébinthe qui nedonne pour cela pas moins de résine; on y trouve cet avan-tage que les Pistaches en font beaucoup plus belles , & l’ostm’a assuré que ces Pistachiers duroient plus long-temps queles autres ; ce qui est bien probable. On choisit pour cetteopération un Térébinthe de sept à huit ans, fort haut de tige jalors, fans raccourcir cette tige , on ente deux ou trois desbranches principales à quelques pouces du tronc ; ou bien onraccourcit la tige, mais fort peu, & l’on procede à la ente,comme on a coutume de faire celle des Oliviers. Ce fut chezM. Grimaldy, Consul de Naples, que je vis pour la premierefois de ces Pistaches ; je fus surpris de leur beauté : il me montradans son jardin l’arbre qui les avoit portées ; il étoit enté fu £Térébinthe, & il m’affura que ces Pistachiers donnoient tou-jours de plus beau fruit que les autres.

Depuis ce temps j’en ai vu plusieurs autres, & je fuis étonnequ’ils ne soient pas multipliés autant qu ils devroient l’être : j’enai demandé la raison à des personnes de toutes conditions ,qui ont des Térébinthes dans leurs domaines; mais je n’en atpu découvrir d’autre que leur propre nonchalance.

Matthiole dit, dans son Commentaire fur Diosooride, quele Térébinthe produit certains étuis figurés comme des cornesde chevre, êc que dans ces étuis on trouve des moucheronsayec une certaine liqueur. Je ne fais s’il veut désigner par-1 3des efpeces de baies qu’on trouve autour d’une partie desQuilles de quelques-uns de ces arbres ; elles sont rondes, d’un

très-beau