de M. de Court a n vaux. 9
reste i! n'y a manqué, pour ainsi dire, que la forme;k zèle qu'il 8 ont toujours témoigné pour le progrèsdes Sciences, 6c l'ardeur avec laquelle ils ont embrassédoutes les occasions d’accorder de telles récompenses,étoient des garans bien assurés que leur générosité necéderoit en rien à celle des rois d’Espagne, 6c desÉtats Généraux : c’est fans doute cette volonté, tou-jours permanente 6c souvent manifestée, qui a engagéquelques auteurs à nommer les rois de France à latête des Princes qui s’étoient engagés à récompenserks inventeurs de ce secret si désiré (aj.
•Guillaume ie Nautonnier , sieur de Castelfranc , sitimprimer en 1 603 sa Mécométrìe des Aimant, c’est-à-dire,son art de découvrir les Longitudes par la déclinaisonde {'Aimant; il la dédia à Henri IV: le Nautonniern’étoit point Fauteur de la Méthode qu'il proposoit;Toussaint Lessard, d’Auge en Normandie, l’avoit saitimprimer en 1574, à Rouen, sous le titre de Dialoguede la Longitude ejl-ouejl : cette Méthode d'ailleurs ,d’incertaine au moins qu'elle étoit alors, est devenueabsolument fautive : Castelfranc fut cependant récom-pensé par ordre du Roi d'une honnête pension (b).
Benedetto Scotto, gentilhomme Génevois scj, fít
(a) Fournier , Hydrogr. lìb.XII , c. y.
(b) Dounot, Consulat, de laAíécométrie, dans l’avis au Lec-teur. Benedetto Scotto , UJage
des Longitudes, page 3.
(c) C’eíl Je titre que ScottoCe donne ; mais ii etoit de Gènes,& non pas de Genève.
R
Le
Nautonnier
récompense.
Scotto
débouté.