de M. de Court a n vau x. 15
l’Académie lin habile Astronome , qui prétendoit àFhonneur de cette même découverte: celui-cr recou-roit à ia Lune, dont ii supposoit le mouvement tou-jours égal, fans aucune attention à la parallaxe & à laréfraction. La même année un Curé de campagne vintdu fond d une province proposer à PAcadémie desrêveries astrologiques fur le même objet.
Ces mauvais succès découragèrent ceux qui n’a-voientpas de meilleurs moyens à proposer; les afpiransdevinrent plus rares, ou du moins leurs tentatives nefont point parvenues jusqu 'à nous: on perdit même devue les Prix proposés par les rois d’Efpagne & les ÉtatsGénéraux. Le zèle constant de la France , pour unedécouverte aussi précieuse, fe manifestoit cependantencore de temps à autre : en 1722, M. le duc d'Or-léans , Régent, réitéra les promesses faites par les Roisprédécesseurs de Louis XV *. Ce fut vers le mêmetemps que feu M. Rouillé deMeíìay , ancien Conseillerau Parlement, fonda , fous le bon plaisir de Sa Majesté,lin Prix annuel, dont il laissa le jugement à T Académie;ce Prix, qui ne fe distribue plus que tous les deux ans,doit avoir pour objet la perfection de la Navigation.En 1765 , P Académie proposa pour sujet du Prixde 1767, la meilleure maniéré de mesurer le temps à lamer; ce problème, comme nous le verrons plus bas,ne diffère presque pas de celui de la découverte desLongitudes: le Roi a non - feulement applaudi à ce
* Hist, de {'Académie, 1722 , page j 02,
Promessede M. le ducd’Orléans,au
nom du Roi.
Prix del’Académie.