DE M. DE COU RTANVAUX. 21& finir sous un méridien connu, comme fous celuide Paris ; si donc on voit commencer ou finir cetteÉclipse une heure ou deux heures plus tôt ou plus tardque ie calcul ne l'an n once pour Paris, on peut êtreassuré que la différence entre le méridien fous lequelon fe trouve, & celui de Paris, est à très-peu-près d’uneheure ou de deux heures, c’est-à-dire, de i 5 ou 30degrés : on est à l’orient de Paris, si l'Éclipse a com-mencé ou fini plus tôt qu’on ne l’avoit annoncée pourParis ; on est au contraire à l’occident, si ces phasesont été observées plus tard : une simple lunette de nuitsuffit fur mer pour l'observation de ces Éclipses; sii’Éclipfe est totale, il est difficile de fe tromper dedeux minutes dans l’obfervation de {'immersion & del’émersion : ainsi , dans ces sortes d'observations, Ter-reur totale ne peut aller à quatre minutes de temps ;Ton aura donc mieux qu’à un degré près la longitudedu lieu où Ton se trouve : cette méthode est la plussimple de toutes, il paroìt que c’étoit la feule que lesAnciens connussent, encore ne pouvoient-ils Tem-plier qu’avee un succès très-équivoque, vu l’imper-feétion de leurs Tables & de leurs Instrumens. P.'in-convénient de cette méthode consiste dans la raretédes occasions de s’en servir, à peine arrive-t-il sixéclipses de Lune dans l'efpace de quatre ans , dontdeux ou trois seulement sont totales ; de ce petitnombre d'Éclipses il n'y en a que la moitié qui soientvisibles fur yn même horizon, & le brouillard ou les»
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