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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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DE M. DE COURTANVAUX. 29particulier, en voici clone six dont on ne peut faireusage pour la détermination des Longitudes.

Le septième est la Lune : son mouvement est dedouze à quinze degrés en 24 heures , ce qui- faitordinairement plus d’un demi - degré en une heure, &plus d’une demi-minute de degré en une minute detemps ; ce mouvement peut être assez sensible, Sc parconséquent suffisant pour l'objet qu'o n fe propose ici:aussi plusieurs Auteurs de ce siècle 6c du siècle précé-dent n’ont-ils pas craint d'assurer positivement que lesmouvemens de la Lune étoient seuls capables de nousprocurer la véritable méthode de déterminer les Lon-gitudes tant fur mer que fur terre.

Dès le xvi? siècle, Oronce Fine, Jean Vernier,Pierre Apien , Pierre Nunnez ou Nonius, GemmaFriíius, Daniel Santbech; Sc dans le xvn. e siècle JeanXépier , Chrétien de Sévérin Longomontan, PierreHérigone Sc plusieurs autres ont proposé différentesméthodes pour conclure du lieu observé de la Lune laLongitude du lieu où fe fait {'observation ; mais lespremiers ont négligé absolument l'effet de la parallaxe,les autres ont supposé que la Lune feroit observée àson passage méme par Je méridien, ce qu’il ne paroîtpas que l'on puisse faire facilement fur mer. Morin estie premier qui ait multiplié les méthodes, Sc qui lesait toutes démontrées géométriquement ; il prend laLune dans le méridien , il la prend ailleurs, il faitobserver fa hauteur , son azimuth , fa distance aux

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Mouvementde fa Luneplus propreà cette déter-mination.