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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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r>E M. de Cou rtanvau x. 35

rie se tromper au moins d’une heure ou de i y degrés,fur la Longitude! Aura-t-on recours à des lunettes!La ligne de séparation interrompue par des ombres &des progrès anticipes de lumière, sera peut-être d autantplus difficile à saisir, que l’on emploiera des lunettesd’un plus grand effet. De plus, quand cette méthodeseroit sens défaut, elle seroit toujours sujette à l’in-convénient de ne pouvoir être employée que deuxfois par mois , c’est-à-dire , aux instans précis dupremier & du dernier quartier de ía Lune. Un de cesdeux quartiers se trouvera presque toujours invisiblefur l’horizon fur lequel on pourroit observer l'autre;óc ce dernier, quoique visible, ne sera point observé,les nuages ou le brouillard y mettront obstacle.

Cette inégalité de la ligne de séparation de la lumièreck de sombre sur le disque de la Lune, a donnénaissance à une autre idée. Vers les quartiers, on voità quelque distance de cette ligne, des sommets demontagnes éclairés, & parfaitement isoles de toutesíes autres parties du disque, sur lesquelles tombe laJumière du Soleil. Ne pourroit-on pas , par une fuitede bonnes observations, déterminer les momens oùces sommets de montagnes commencent ou cessentde nous renvoyer ces premiers ou ces derniers rayonsde lumière, & en dresser des éphémérides pour Parisou pour tout autre méridien connu! Ce seroit biencertainement un signal inslantané, visible à tous ceuxfur l'horizon desojuds la Lune se trouveroit alors. J’en

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