DE M. DE COURTA NVAUX. 6;tend tons les soirs poqr empêcher les Vaisseaux d’en-trer pendant la nuit dans Je port.
L’entrée du port est vers le sud ou même vers lesud-ouest; cette position, combinée avec le gisementdes côtes hors du port, fait qu’il est aussi difficile d'ensortir, que facile d’y entrer par les vents d'ouesl & desud ; l’entrée est formée par deux jetées, qui peuventêtre distantes lune de l'autre d’environ i 5 à 20 toises;le port s’élargit ensuite en entrant dans la ville, il tendd’abord vers le nord -est, A faisant un coude vers lenord-ouest, il se termine au baffin du Roi; il peutavoir 400 toises de long, y «compris le baffin; enfasse mer il est presque à sec , le fond en est franc,vu les foins qu’on fe donne pour í’entretenir; l’eau,dans les grandes marées, y monte de 18 à 20 pieds :ail mois de Janvier 1749, elle monta de près de 25pieds, toutes les rues du quartier de Saint-Françoisétoient fous l’eau ; mais ces crues font extrêmementrares : le port peut contenir au moins trois cents Vais-seaux; le bassin imite presque la figure d’une poire, il a«nviron 80 toises de longueur, sur 50 à 60 de largeurvers son fond,«c’est-à-dire au nord; il est séparé du•port par un cou de 5 à 6 toises de largeur, couvertd’un pont tournant, & fermé, tant du côté du port quede celui du bassin , par les deux vannes d'une écluseque l’on n’ouvre que quand la mer est pleine dans leport; de cette manière on entretient toujours environ16 pieds d’eau dans le baffin, & cette eau fe rafraîchit
I
Port, Iiafiìn,canal
d’Haifieur.