DE M. DE COU R T A N VAU X. 8;qu’il avoit vu à la mer, on lui signifia de se trans-porter à bord: il obéit sur le champ, fit ses excuses,& nous apprit qu’il alloit de Rouen à Fécamp; queson dessein étant de doubler le cap d’Antiser, il enavoit été empêché par un vent de nord-est grand frais,qui fouffloit au large ; & qu’en conséquence il ctoitVenu mouiller en rade, en attendant un vent plusfavorable: ce vent de nord-est ne tarda pas en effet,de se faire sentir sur la petite rade; & comme il nousétoit absolument contraire , nous nous résolûmesd'autant plus volontiers à rentrer dans le port, quece nous seroit une occasion de nous assurer plus posi-tivement de la marche de la montre marine dans unmême lieu, fans être obligé de prendre un secondpoint de départ à Calais, comme nous comptions lefaire. Après avoir essayé de vérifier la marche de lamontre marine par des hauteurs du Soleil prises aveclin octant ; ce à quoi nous ne pûmes réussir, parceque l’horizon étoit gras & brumeux, nous appareillâmes,nous courûmes quelques bordées, plutôt pour essayerla Frégate que dans le dessein de doubler les caps, 6cnous vinmes mouiller vers y heures du soir, à lapointe des jetées, l'eau n'étant pas assez haute pournous permettre de rentrer dans le port. A midi, lesthermomètres étoient à i 3 ~ 6c 14. degrés.
Le samedi 23, l'Observatoire fiit rétabli dans l’étatoù il étoit trois jours auparavant; le vent souffla toutle jour du nord-est, le ciel fut couvert 6c même
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Suite desObservationspour
la marchedes momies.