Maréeinsolitele 2 Janvier1767.
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personnes qui ne font pas accoutumées à la mer; monoffre ne fut point acceptée. Le même jour 4 Juin,M. ie marquis de Conílans, fils de M. le marquis( maintenant M. Ie maréchal ) d’Armentieres, & M.le marquis d u Châtelet- Lomont, aujourd’hui Am-bassadeur à Londres , arrivèrent d’Angíeterre pourretourner à Paris.
Les instans que nous pouvions dérober à nos ob-servations astronomiques & horologiographiques n’é-toient pas toujours des instans perdus; quelques-unsfurent employés à visiter la citadelle, le fort Nieulet,ét autres lieux dignes de remarque; & nous faisions,comme de raison , nos réflexions fur ce qui nous pa-roissoit les mériter. Les jetées de Calais étoient danslin aífez misérable état, rompues en différens endroits,dégradées presque dans leur totalité : l'ardeur que l’ontémoignent à les réparer, ne nous permettoit pas d'at-tribuer cette dégradation à la négligence. M. de Four-croix ne nous laissa pas long-temps ignorer que c’étoitì’effet d’une marée violente 6c extraordinaire que l’onavoit éprouvée le 2 Janvier précédent. C’étoit, il eflvrai, le troisième jour de la Lune , 6c le jour même dupérigée de cet astre : mais les grandes marées n’arriventpas ordinairement auflì près des solstices. M. deFourcroix, qui s’est fort appliqué à étudier cette matière,m’a dit qu'à Calais, les vents du nord contribuentbeaucoup à la crûe des eaux, 6c c’étoit le vent dunord qui fouffloit avec violence le 2 de Janvier decette même année 1767.