154 * Voyage
Le z Janvier 1767, deux jours après une syzygièsolsticiale, la mer avoít monté plus haut qu’elle n’acoutume de faire près des équinoxes,. 6c quant àì’heure de la haute mer, qu’on fixe à midi moins unquart, nous avons été témoins que le 12 de Juin,jour auquei la Lune avoit été pleine,, vers 7 heures ~du matin, la mer à 1 1 heures avoit déjà baissé d’unpied; le 14 du même mois, elle nous a semblépleine entre ï heure ~ 6c une heure j- après midi;le soir, elle nous semibloit perdre encore à 8 heures;un quart d’heure après, nous jugions qu’elle rem on-i toit ; le lendemain, elle perdoit encore à 8 heuresmais bien peu; la retraite qu’on sonna alors nousforça de nous retirer. Ce n’eft pas là la marche quela marée fuit ordinairement ; d’habiles pilotes quenous consultâmes convinrent des faits, mais ils n’envoulurent attribuer la cause qu’aux vents & fur-toutaux nords , Je laisse à juger aux Physiciens fi le choc& la combinaison des deux marées dont j'ai parléplus haut, .me pourroit pas contribuer en partie à laproduéìion de ces irrégularités.
|Eaude Hors de la ville, à Pess, font deux grandes mares^ e JUe d’eau; lorsque nous les vimes , on lavoir dans l'une »on puifoit à force dans Pautre : c’est presque sur cette,foule eau que les hahitans de Dunkerque peuventcompter pour letir ulage, ce n’est à proprement parler*que de Peau de citerne. L’eau de pluie fe rassembledans les fossés de la. ville, & coule par des canaux