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de la plus grande propreté, le milieu de toutes lesrues est pavé de cailloux, & se relève cn chaussée,c’est par-là que doivent passer les chevaux & lesvoitures; & comme ce pavé est fort dur, pour queles chevaux s’y tiennent plus fermement, les deuxextrémités de leurs fers font relevées au moinstTun pouce; les fardeaux font ordinairement tiréspar les chevaux, non pas fur des charrettes ouautres voitures de cette espèce, mais fur de simplestraîneaux; fur le devant du traîneau, est un petittonneau plein d’eau & percé de deux trous; l’eaus’écoulant par ces trous, rafraîchit le pavé, & empêcheque le frottement ne mette le feu au traîneau. Adroite & à gauche de ce pavé règnent deux autresespaces, pour l’ordinaire aussi larges que le pavédu milieu; ces deux espaces, pour la commoditédes gens de pied, font pavés de briques posées dechamp, & souvent ces briques font tellement disposées,qu’elles forment entre elles des espèces de compar-timens; le long de ces pavés de briques règnentdeux ruisseaux, pour recevoir l’eau des rues & pourles tenir toujours propres ; ces ruisseaux font taillésdans de la pierre & font couverts en grande partie:entre eux & les maisons, règne ordinairement unecípèce de plate-forme pavée de marbre, de 3 à4. pieds de large, séparée assez souvent de la ruepar une balustrade de fer ; quelquefois il y a de$perrons au lieu de cette plate-forme.