DE M. DE COU RTA NVAUX. l6;veulent virer de bord, ils se contentent de transporterd’un bord à l'autre f extrémité d’une vergue à laquellela voile est attachée par le bas; cette feule manœuvre,aidée du gouvernail » oriente les voiles & fait en uninstant virer le Navire : ces Yachts vont fort près duvent; je crois qu’ils vont mieux qu’à deux rliumbs: iíy a à bâbord & à stribord deux ailes de bois appliquéespar leur plat fur les côtés du Vaisseau, 6e mobiles furun petit axe: lorsque l’on est obligé d’allcr vers l’ori-gine du vent, on laisse descendre dans l'eau fade quiest fous le vent, & cela doit nécessairement anéantirou du moins diminuer considérablement la dérive. Undes premiers endroits où M. Vanderhoewen nousmena à Roterdam , ce fut à f Yacht des États ; il estd’une propreté charmante, 6e très - commodémentdistribué; c'est le plus joli Bâtiment que nous ayonsvu à Roterdam; il a 68 pieds du Rhin de l'étrave àfétambot. Nous vimes, un des jours fui van s, f Yachtdu Prince Stathouder; il est aussi très-propre & parfai-tement décoré : celui des États nous avoit paru pluscommode. Ces Yachts font montés de fix ou huitpièces de canon, mais d’un quart de livre ou tout auplus d’une demi-livre de balle. 11 est peu de particuliersaisés, qui n'ait son Yacht; outre qu’ils s’en ferventpour fe promener fur les canaux & fur la Meuse, ilsles emploient aussi comme voitures pour conduire <Ldécharger les marchandises à leur porte.
Les villes de Hollande fe ressemblent toutes ; ainíi
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