DE M,\ DE COU RT AN VAUX. 171dans le lien destiné pour nous servir d’Qbservatoire,nous fumes le voir; c’étoit une chambre au premierétage avec un balcon de pierre , soutenu, à ce qu’onnous a fait entendre, fur un cul-de-lampe en voûte6c exposé au midi : le soir, nous y fîmes transporterles deux montres marines, le quart-de-cercle 6c lalunette de M. de Montigni ; nous crûmes ces instru-mens fuffifans pour îc temps 6c pour le lieu.
Le 24, vent sud-ouest, beau le matin, nuagesensuite, le soir vent violent, on ne doutoit pas qu'iln’y eût un coup de vent au large; le matin, vers7 heures nous primes vingt hauteurs du Soleil;nous ne pûmes, il est vrai, prendre le soir les corres-pondantes, les nuages y mettant obstacle, mais ceshauteurs du matin ctoient précisément les mêmes quenous avions prises le 8 Juin matin à Dunkerque : ilnous a étc facile de conclure par un calcul, un peulong peut-être, mais fondé fur des principes sûrs,quelle avoit été la marche de la montre marine entrele 8 Juin 6c le 24 du même mois, c'est-à-dire, enseize jours. Le résultat de ce calcul est que dans cetintervalle, la montre marine avoit avancé fur le tempsvrai de 3 min. 9 sec. elle auroit dû, seloni’équation du temps, avancer de 3 min. 18 sec.donc elle avoit retardé de 9 sec. 6c fur le tempsmoyen. Pour conclure de-là la marche réelle de lamontre marine, il seroit nécessaire de déterminer ladifférence d’entre les méridiens de Dunkerque Sc.
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