Diver/èsmachines& moulins.
174 Voyage
M. Stéphane Hoogendyck, Horloger, vint ce mêmejour nous prendre dans son Yacht, & nous conduisitd'abord chez iui ; il nous y fit voir le modèle d’unmoulin à vent destiné à élever les eaux ; quatre rouesqui tournent ensemble ont en dedans d’elles plusieursconduits faits en spirale , qui viennent se réunir a ucentre de la roue; l’eau que ces roues puisent par desouvertures faites à leur circonférence, coule par cesspirales jusqu’au centre de la roue, & de-là elle sevide dans un canal pratiqué exprès : on conçoit quepar ce mécanisme les roues ne peuvent élever l'eauque jufqu'à la hauteur de leur demi-diamètre, qui nepeut guère excéder cinq pieds; mais cette eau peutcouler de-là dans un réservoir voisin, où elle serareprise par une seconde machine , ôc ensuite par unetroisième & une quatrième. Nous avons appris depuisqu’on pensoit sérieusement à profiter de cette machinepour dessécher la mer d’Harlem, dont nous parleronsplus bas. M. Hoogencíyck nous montra austì un globede cuivre de son invention ; un rouage pratiqué endedans fait mouvoir en dehors une image du Soleilautour d’un cercle qui représente l’Édiptique. Nousvimes austì un pyromètre extrêmement sensible ; l'ha-leine feule, poustée un instant contre une petite barrede fer, mettoit en mouvement l’aiguille du pyromètre*cette machine portoit austì un thermomètre, pour quel’on pût juger des difFérens effets de la chaleur fur lesInstrumens. Nous fumes de-là à un moulin fort élevé,