DE M. DE COURTANVAUX. I 9 Iassemblées des États-Généraux, les villes 'qui ont droitd’y députer, au nombre de dix-huit, y ont chacuneleur hôtel: les hôtels d.’Amsterdam, de Roterdam &de quelques villes principales íont fort beaux.
La place d'armes, que l’on appelle dans le paysle Pleyn, étoit autrefois le jardin d u Stathouder; lemilieu est; entouré de palissades & d'une double alléed'arbres, & couvert de coquilles presque pulvérisées,en guise de fable; il en est de même de plusieursautres places de la ville: le Pleyn, au moins dans sonmilieu est presque carré, il est fort vaste 6c environnéde belles maisons;-le Woorhout est plutôt une char-mante promenade qu'u ne place: il y a encore plusieursautres places dignes de l'attention des voyageurs:les quais de plusieurs canaux, 6c fur-to ut celui de laPrincesse forment des promenades très-agréables ; au-delà de ce canal-, hors de la ville, est un bois dehaute futaie, où la Nature offre des promenades encoreplus charmantes.
Le palais, ou comme l’on dit à la Haye, la courest belle, mais fans excès; le Prince n'en occupequ’une partie, le reste est à l’ufage des États-Générauxauxquels le tout appartient : vis-à-vis la façade dunord, est une grande nappe d'eau, que l’on appellele vivier, dans laquelle il y a du poisson. Commece Prince n’est pas trop au large, Sc qu’il ne peuts’agrandir fans le consentement des États, f es cabinets,séparés de ion palais, font dans un hôtel qu'il tient,
Les places&
promenades»
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La Cour.