DE M. DE COURTANVAUX. I93salles où les États s'assemblent ; il n’y arien de curieuxque la collection des drapeaux, étendards & pavillonspris fur les ennemis en temps de guerre : à droite &à gauche on voit des boutiques de Libraires, fortsimples, & garnies de quelques vieux livres brochésou reliés en parchemin , fans aucun vendeur ni ache-teur; on nous dit que c'étoit dans ces boutiques quese faifoient les ventes publiques des Bibliothèques.Les salles des États font belles, vastes, ornées debelles peintures ; je ne les ai pas trouvées de la der-nière magnificence: ce qui nous a le plus frappé,c'est une tapisserie en personnages, fort ancienne , furlaquelle l'aiguille a presque égalé le pinceau; il y a,fur-tout en haut, une galerie qu’au premier coupd'oeil on seroit tenté de prendre pour naturelle. On aprétendu aussi nous faire admirer une fuite de tableaux,où font représentées les guerres des Romains contreles anciens Bataves.
Comme on permet en Hollande í’exercice de toutereligion, pourvu qu’elle n’intéresse point l’État, il y aà la Haye des églises pour toute forte de Sectes: lesdeux principales font consacrées à l’exercice de lareligion dominante, qui est la Prétendue réformée;l'une , nommée la grande Église, étoit autrefois Puniqueparoisse de la Haye, fous le titre de Saint Jacques;on y voit plusieurs tombeaux, & entre autres le mo-nument de P Amiral Jacques de Wassenaer, Barond’Opdam: je dis son tnonument, je ne puis dire son
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