DE M. DE COU RTANVAUX. 20 7
sensible de sa fidélité, en fermant ses portes auxtroupes de Sa Majesté Catholique, en soutenantcontre elles un siège long & opiniâtre, & en préférantles horreurs de la famine à {'obéissance due à sonlégitime. Souverain : les Espagnols furent obligés delever le siège le 3 Octobre 075 - Cependant onavoit rappelé le sanguinaire duc d’Albe; son successeurdonnoit des espérances d’un gouvernement plus doux,on ne défefpéroit pas de mettre fin aux troubles quiagitoient ces provinces: ce fut dans ces conjonctures,que Guillaume crut qu’il étoit à propos d’ouvrir uneUniversité à Leyde, fe flattant que Philippe consen-tirent plutôt à laisser à cette Université son existence,,qu’à la lui donner.
Cette Université est devenue très-florissante, ellea eu un grand nombre de Professeurs du premiermérite; on ne fiait aucune difficulté d’y conférer lesgrades à des Catholiques, si ce n’est en Théologie:quant à ce qui regarde les Professeurs, on est plusscrupuleux fur í'article de la religion ; il suit de-là quebeaucoup de parens Catholiques refusent de confierPéducation de leurs enfans à des Professeurs d’uncautre religion , ils aiment mieux les envoyer à Couvain,ou dans quel qu'autre Académie Catholique des Pays-bas : cela . cause à la ville un préjudice très-réel,préjudice auquel il feroit facile de remédier, en éta-blissant un Professeur Catholique dans chaque Faculté;M. Alaman ne désespère pas de voir bientôt ce remède