DE M. DE COU RTA N VAU X. 22 ;De tous les peuples Européens , on ne voit guèresque les Anglois à Hellevoetíluys , aussi y entend-onassez facilement leur langue; le françois y est absolu-ment inconnu. Tous les Navires, même les Vaisseauxtle guerre d’Amsterdam , passant vis-à -vis d’Hcllevoet-íluys, font tenus de payer un certain droit ; c’estapparemment ce droit qui empêche bien des Vaisseauxde sortir de la Meuse par Hellevoet, ce qui feroitquelquefois plus facile & plus avantageux que de passervis-à-vis de la Brille , au risque d’y attendre le vent unmois ou six semaines. De quatre amirautés que l'oncompte dans les Provinces-unies, la première, est cellede la Meuse ; son siège est à Roterdam , mais c'est àHellevoetíluys, qu’elle fait construire ses plus grosVaisseaux : lorsque nous y fumes, il y avoit dix Vais-seaux de guerre , dans une espèce de bassin au fonddu port. Le long de ce bassin, est un arsenal ou unmagasin très-long; il contient des voiles, des cordages,des cables, des caps de mouton , en un mot, tout cequi compose les agrès des Navires appartenans au port;tout est arrangé avec la plus grande propreté, entre-tenu avec foin, & distribué de manière que chaqueÉquipage trouve à {'instant & fans confusion , ce quiest du service de son Navire. Entre cet arsenal ôl leport, cinq ou six cents pièces de canons de fonte,font rangées dans le plus bel ordre: on nolis fit monterfur un belvédère, de dessus lequel la vue s’étend fortfoin; on y découvre une grande étendue de mer, &
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