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lieue de la ville, ou même plus loin, par des cheminstracés entre mille maisons de campagne , qui se dispu-tèrent le prix de la beauté : il nous fit entrer dansquelques-unes qui appartenoient à fa famille ; nous nepouvions concevoir comment dans un terrein quiparoiísoit petit à l’extérieur, on pouvoit ménager desparterres, des bassins, des boulingrins, des jardinsfruitiers & potagers, des serres chaudes, des alléesd'arbres, des bois & des labyrinthes : les bords del’Amslel, vus sur-tout de dessus le pont qu'on nommede l’AmJIel , présentent une vue tout-à-fàit séduisante;la rivière coule majestueusement au milieu, dans un litassez large, & qu’on se persuaderoit avoir été alignéavec toute la précision possible, son eau claire & lim-pide laisse entrevoir le fond de son bassin : à droite&. à gauche, la vue s’égare dans un grouppe de mai-sons, de bois, de parterres, de grillages & de statuesde marbres.
/Route Cet aspect , se soutient même en tout ou en partie,d Utrecht. à^xu2 Amsterdam jusqu’à Utrecht. M. le comte deGroonsfeld , chef de l’Amirauté > dont je n'oublieraijamais les politesses & les complaisances, m’avoit saitun portrait engageant de cette route : il voulut m'obli-ger, jusqu’à me mettre en état d'en juger par moí-même. Nous parti mes avec lui le 16 Juillet matin, furun yacht de l'Amirauté: le trajet est de sept à huitlieues. Nous remontâmes l’Amstel, I’espace d’environcinq quarts de lieue jusqu’à Ouderkck, entre deux