Observations Naturelles, z
Le Corail n a f oint de racine , mais en fa place ilfi firt d’me tunique pour s’attacher au lieu où tlcroit , de la mefme façon que ce poisson de mer nomméPatella, Urtique, ou Balanus marinus, que l’on vmttous jours planté fur des pierres , ou fur des coquilles .Le Corail s’y attaches fortement , qu’il faut le rom-pre ou le couper pour l’en tirer ; ce qui fait bien voirqu’U ne croit pas avec une racine. Une chose qui for-tifie les conjedures que j ay , qu il ne peut cflre mis aurang des Plantes , efl que l’on ne trouve aucune se-mence dans le Corail, qui puisse servir a fa produ-Clion , ny de vaisseaux qui la puissent contenir : Carquoy que veuillent dire les tj^poucaires de Marseillede leur fleurs de Corail, ce nefont, filon ma penjée, &mon observation , que les extremitez, de cette P terrequi font arrondies & percées de plus eurs porcs étoi-lez,. II n y a dans le Corail ny fleurs , n) feuilles , nychair, ny graine, ny racine, & cela posé, je crois, & tlefl confiant , qu’tl e(l bien éloigné du genre des Plan-tes : Je fçay bien que l’on en veit quelques-unes quiont le nom de AÍS-&, qui veut dire Pierre en Fran-çois -, mats on ne le leur a donné que par métaphore,ou pour en exprimer la dureté, ou pour marquer lelieu ou elles naissent , ou bien s’il vous voulez, pour entefmoigner aujji fis proprìetez, ; L'on trouve bien a lavérité dans l'un fir dans l’autre Corail un humeur,& des pores etoillées, O- dans la surface de l’un , Qrde P autre Corail un tartre, ou crousle délicate commedu vermillon ïfm tien la place d’un écorce ; UTiíaisA z avec