Observations Naturelles, ij
Dans la partie A, le bois, selon ma conjeélure , s’ejlpétrifié k cause de la pénétration dessels du Corail, &dej son levain, & paroi t rouge & dur comme le Corailmesme. Dans la partie B, le Corail estmoins parfait ji cr le bots cjuoy qu’iljoit plus endurcy de l ordinaire ,nef pas pourtant pétrifié ; ce qui fie connoit par une
Í petite pente dans le Corail qui pénétré jusques au bois,qu’a mon avis ejì une remarque toute particulière .
' La partie C, montre le bois prejque tout découvert,
Í ír n a qu une pettte membrane délicate de fucusrouge, ou Tartre Coralin pour couverture , fous, | lequel le ferment , ou levain ejl diffenfé en moindrequantité, laijfant le bois aisé k couper k son ordinaire.Le Corail ejl comme un cierge dont la meche ejl plus■ t couverte de cire vers le bas que vers le haut, Cr quilatjfe le lumignon découvert, L7" le Corail avec le| Tartre deliée efl en la place de la cire. De forte que[ nous pouvons raisonnablement juger par tout cela, que
. la premiere impression du Corail efl celle àu fucus,fous lequel le ferment, (f les parties du sel s’appli-t quant, [e dfiribuant , s'élevant , se cuisant & sc
j fixant , grossit & endurcit toute la matière , & luy
; donne enfin la confiflance du Corail, par une conti-< nuelle application, qui rejsemblea ce queles Philoso-J, phes ont dit touchant les autres pierres, De Addi-tione partis ad partem ; qt cette application du Co-rail se rencontre aujjt sur la Pierre , Coquilles, Bots ,Antipates , fur les Tuiles , le Fer, Psr toutes les autreschoses qui se trouvent au fonds de la mer .
^ De