Observations Naturelles. 59
aux poudres, alors la mine joiie& pousse les ma-tières quselle contient par les ouvertures de cesdeux Montagnes, ou ses routes íont tracées depuislong-temps: Le feu qui est vivement allumé danscette mine, en va fureter & chercher tous les coins& cellules, où il fond les métaux & raréfié les bi-tumes qui s’y enflâment , lesquels trouvant dujour par l’ouverture de ces Montagnes, font lesdégorgernens métalliques dont nous cherchons lescauses ; ils jettent fort loin, ou dardent les corpsdurs & solides, que ces grands braziers arderas n’a-voient pû fondre ny dissoudre. Nous avons avisqu*on a trouvé en des lieux éloignez de vingt mil-le, des pierres que le Mont Vésuve avoit poussées.I! en est tombé deux dans le Territoire de-Bresse , pe-sant chacune plufieursquintaux, quis’enfoncerentprofondément en terre. Le temps estoit clair &ferain, de forte que tout le monde crut alors qu’el-les avoient esté pouíìées par une des deux Monta-gnes dont nous avons parlé. Ces pierres font d’u-ne matière en partie minérale, & en partie métal-lique , sentant beaucoup le souffre quand on lesírote. J’en ay un morceau dans mon Cabinet quele S 1 ', Adr. Ntcosmtì Astronome, demeurant chezMonsieur Morozini Ambassadeur de Flmz.e.m'a.mis entre les mains. La raison pour laquelle ellesfont portées si loin, est que les corps solides fontcapables d'une impression plus puissante que lesliquides, dont les parties détachées lçs unes des
autres