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Observations Naturelles. 63
due;, & il ne leur en restoit plus dans les mains quela garde. Une fonte iì-cost faite est aíïez surprenan-te: Le tonnerre qui n’est qssune exalaison , lesfond pourtant à Linstant mesme; ce que sait aufli■ le grand Miroir de Lyon. Mais ce qui m'e.mpe-I sche d'admirer cette fonte, c'est queLépée s’est! trouvée dans un meta! fondu où il y a quantité dej fer, qui par similitude de substance, ou plûtost,pour estre de mefme nature, s'est joint à la lame def í’epée, laquelle estant mince, fes parties ont estéj bien-tost entraînées dans le mouvement de la ma-tière métallique fondue, fur tout par Laide du selArmoniac & autres sels que vous y avez remarquez.J’ay vû dans une autre Lettre, que des basions ouperches enfoncées dans ces ruisseaux de métal fon-du , avoient esté retirées entieres ; à la vérité lebout qui avoit esté trempé esioit converty en char-bon. J’aurois crû qu’a Linsiant la partie de la per-che enfoncée, auroit dû estre réduite en cendre, le'è- bois estant plus ouvert & par consequent plus pe-netrablepar le feu qu'une lamed'épée. Jenesçaypoint d’autre raison de la conversion de cej perchesencharbon, sinon que cette matière coulante estplus remplie de cendre de terre & de pierres briséesj que de métal. II arrive donc que de tout ce corpsj de métaux & de minéraux fondus & enstamez., la
, matière la plus subtile tres-agitée , qui s’appelle
Feu, pénétrant les fibres du bois, & les brisant, el-le en deílruit Ja structure, & c’est cela qui rend le^ charbon