Observations Naturelles, 67
rien n’est si bon pour osier les tâches de graisse : Etsi alors on les met au feu, on les voit devenir noirs,& conserver leur noirceur jusques à ce que touteFhuile qu’ils ont beuë soit exalce. Cest ainsi queles os desautres animaux demeurent noirs pendantqu’ils contiennent de la graisse, & qu’enfin à forcede brûler ils deviennent blancs, quoy que cepen-dant ils deviennent plus poreux. Ce qui prouveque ce ne sont pas les pores visibles qui font la noir-ceur ; au contraire, j’ay plus de preuves que lesparties noires du charbon, font plus compactes &moins poreuses que les autres. Je ne fçay si mesconjectures sont bonnes pour la conversion desbasions,Lc des perches en charbon ; Je ne íçay mel-mesij'ay bienfait de tant parler du charbon, nfé-cartant lï loin de mon sujet : Maisj'ay crûqu'é-crivantdes feux, & de matières brûlées, mon disocours fur les causes du charbon, ne feroit pointhors de propos.
La troisième remarque Considérable est, que lesarbres, & les maisons tomboient, deux heures avantque la Riviere de métal fondu y fust parvenue : Cequi me fait croire que ce Fleuve de métal, qui selonque le portent les Lettres que j’ay receùes, avoirquinze pieds de profondeur, abreuvoir le terrrain ;& que le gros fable, dont nostre Voyageur ditqu’il est composé, & dans lequel il ne laisse pas devenir des Arbres & des Plantes aromatiques, laissoitpasser les parties du métal les plus liquides & plws
E a agi-