Observations Naturelles. 69
feu soit descendu vers la ville de Catagne , jettantla terreur dans f esprit des habitans ; & qu'y estantarrivé, il se (bit détourné tout court sur la droite,& se soit jetté dans la mer, où il a fait un môle de lagrandeur presqued’un mille. Je ne trouve rien d'ad-mirable dans tout cecy. II n'est pas estrange que lestorrens qui descendent des Montagnes aillent sejetter dans la mer : & il estoit bien malaisé que ceuxdont nous parlons, n'allassent pas à Catagne , quiest une grande Ville fur le bord de la mer ;
Omn 'ts via ducit ad urbetn ;
Et comme tous les chemins se creusent par lapoufíìere que sont les paffans, & qui est emportéepar les vens & par les ravines d’eaux, il ncfe pou-voir faire que ces Torrens deícendansducosté dela mer, ne trouvassent quelqu'un de ces chemins ,qui de tous les lieux voisins, abordent à la Ville.Quant au détour que le torrent de métal a pris sucla droite, il n’est pas merveilleux qu’estant parve-nu prés de la Ville, il ait fuivyla pente des lieuxqui l’aconduitjusqu'àla mer, comme un métalsuit la rigole qu'on Iuyasaite pour se jetter dans unmoule. On dit qu autrefois un semblable Tor-rent de métal s'cst jetté dans la mer, suivant lechemin qui luy estoit sait par les fossez du costégauche, qu’il remplit entierement; C'est pour-quoy celui-cy nepouvoit plus aller de ce collé là.Ií n’est pas admirable non plus que la Viljen’en ait
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