Observations Naturelles. 71
estant demeuré sur le verre : Car iîs y vendoientautrefois Fítrea fi ail a. Mais ces observations fontque je m’écarte de mon sujet: Parlons donc de laVille de Catagn *, qui estant plus haute que les en-virons , on ne doit pas estre surpris si le torrent n"yà pas monté. J’écris tout ce dernier Article fous desimples conjectures, avec intention d’en estre é-claircy par vous, qui avez esté fur les lieux, & quiestesdu pays. Lachosela plus curieuse qui soit entou.te cette affaire est, que le dégorgement, & vo-missement de métal ne íe soit pas sait dans la prin-cipale ouverture du MontGtbel , d’où sortent éter-nellement les fumées. Elle est au dessus de toutesles autres, & on y voit trois creux profonds, cha-cun grand comme la place Navone , qui fumentincessamment par cent trous, & cent crevasses, dansle fond defquels creux on entend toujours des mu-gissemens effroyables, & des bruits, plus grandsque ceux d u canon, & d u tonnerre- Pour arriver lâon est un quart-dssieure à monter par un chemindroit, plein de fable noir & de grosses pierres 5 àce que dit nostre Voyageur. Le dégorgement,comme j'ay dit, ne s’est point fait par là ; mais partrois petites Montagnes ou Colines qui font aupiedde la grande. Elles s’appellent fJMoíUpekry ,<JMal Pajso , O- Fojfara , prés de la Montagne dela Noctlla. Les Ruisseaux métalliques fortoient deces Colines, chacun par un jet haut de douze piedslesquels lestant rencontrez, n’ont fait qu'un fleu-
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