Observations Naturelles. 75
& où creusant tant soit peu, il fort des fumées desouffre insupportables, à ceque dit Fernand CortesAtTlafcala. Mon Voyageur dit !a mesme chose dutSMont Gtbel, qu’aíîez prés des grandes bouchesdu Vulcain , la terre est presque toujours couvertede neige, mais que si l'on creuse un peu avant oncommence à trouver un sable chaud, qui sent lesouffre. 11 adjoúte que bien que les Montagnessoient chaudes dans le fond, les neiges ne laissentpas d'y demeurer long-temps, & que quand estesse fondent par le Soleil, elles fe glissent à un piedou deux fous la surface de la terre, & vont faire desRuisseaux, qui tous ensemble forment une Rivie-. re appellée Fiume Freddo , qui se va jetter dans lamer, où entrant, elle est si froide au mois d'Aoustmesme, qu'on n'y sçauroit tenir les mains. Je neíçay si ce froid des neiges qui environne les Mon-tagnes, ne sert point encore à concentrer & aug-menter la chaleur, empêchant l'évaporation desmatières qui se trouvent dans leurs entrailles. Jeme fuis fait assez de questions, il faut trouver lasolution de celles qui ont esté faites par d’autres.Monsieur le Prince Leopold difoit, qu'il faut crain-dre que la Sicile ne périsse un jour, &nes'abîmedans les Cavernes profondes d’où sortent ces matiè-res métalliques. C'est ce qu’il ne saut pas appré-hender , si elles se remplissent des eaux & du fablede la mer, comme j'ay dit. Déplus, la matièrequi est sortie estant dure & solide, âpres qu'elle
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