Observations .Naturelles. 119
blable à la rouille de fer ; Elle est composée parcouches comme font les PierresdeGenes, qui fontbleues appellées par les françois, Ardoises,qui est ti-ne Pierre propre pour couvrir les maisons, pay faittirer la figure de la Pierre , que Monsieur Ruflicia observé, & de l’dutre qu’on trouve proche deMililli pour les rendre plus distinctes, & plus re-marquables. Outre ces deux eípeces de Pierrescrousteuses j’en ay veu un autre dans un endroitqui est cinq. milles loin de la Ville de Marseille,ou environ, mais elle est differente de couleur,& d’espaisseur , & ne brûle point, ou fort peu.Si je pouvois observer, & examiner le Lapts cru -flofm , que Caesalpinus rapporte dans le mesmechapitre ci dessus marqué, & qui est produit pro-che de la Ville d^Arezzo in Oppido Saníli Joannis inColle , cjui Via Magna dicitur , lors je vous íçaurois: dire si elle est une des troisou bien d’une quatriè-me espece. Je suis d'avis que les Paifans de la Con-trée de Mililli pourroient user de cette Terre Bitu-mineuse à la place de Charbon de bois, à la modedes Hollandois , qui bruflent des Tourbes , quisemble une espece de boiie bitumineuse, seicheniellée avec des fibres d’herbes. Touchant le shar-bonde Pierre , ou Charbon fossile , dont on íë íërtcommunément en Angletterre je me fouvien devous en avoir envoyé un échantillon, & vous écritd'en avoir observé quelque petite quantité au pieddes Collines de Messine en me promenant avec
Mon-