Observations Naturelles. ; 15& de parler sur les Langues de Serpent qu’ontrou-í ve à Malthe , & qu’on appelle Melitenfes Lingua »t on Glojfopetres , & parcs que je ne puis m’exprimerj en François que par le moyen de la plume je prendrhardiesle en cette Assemblée de vous proposersur le papier mes sentimens.
' On a fort agité l’opinion de ceux qui tiennentque les Glojfopetres ont esté produites parla terre,selon/addition des parties, & comme le principepresque de toutes les Pierres ; & que ce font desPierres d'une espece particulière, qui ont des mi-nières propres. Ceux qui font de cette opinion yont esté peutestre portez, parce qu’on trouvoit| à Malthe une grande quantité de ces Glojfopetres ,les unes grandes & les autres petites, estimans queles petites Glojjopctres fussent des corps solides dansleurs commencements: les médiocres, dans leurj accroissement: & les grosses dans leur perfection.^ Pourmoyfay de la peine à croire que ce soient desLangues de serpent qui leur soient semblables, nyqui soient produites de la terre, &quiayentdesminières où elles /engendrent ; Mais j’endinefort à/opinion de ceux qui croient que les Glof-
Í sopetres font pour la pluspart de$ dents du poisson(arebartas , ou Chien de mer, ou poisson appellePijcis Acjtiilœ , & d’autres Poissons de cette naturetant a cause des raisons que me donnent les sensque pour les conjectures que je vous proposeraydans la fuite. Dans l’Islede Malthe les petrifi-•« cations de diverses parties d’animaux font tres-
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