j Observations Naturelles. 325
que les inondations ayent monte jusqu’où l'on dé-couvre aujourd'huy plusieurs corps marins, sivous exceptez le Deluge ; depuis lequel jusqu’ànous, quatre mille ans ou environ font écoulez, &qu'il ne semble pas raisonnable qu’une partie ducorps aye pû résister à la variété des injures &changemens d'une fuite de tant d’années , puis-que nous voyons le plus souvent que les mes-ures corps font consommez & mis au néant dansun petit espace de temps ; Mais il répond facile-ment à ce doute, veu que cela depend de la va-riété du fol où les corps font enfermez: Car,dit-j il, j'ay vû des lits & couches d’une forte d’argile ,
! qui par la subtilité de son suc diffipoiten peu deI temps tous les corps qu'on eníermoit dedans; EtI j’ay observé d’autres couches de fable qui lescon-8 scrvoit entiers & inviolables ; Mais nous devons1 elìre persuadez entierement par sargument quiI prouve, que la production des Coquilles que nousI trouvons aujourd’huy, est d'un temps qui ap-| proche celuy du Deluge : Car il est tres-certainqu’auparavant qu’on eustjettéles fondemensdela ville de Rome , celle de Folateran estoit dé-jaflorissante: Or est-il que dans les grandes pierresu dont on fait rencontre quelque-fois en divers en-| droits, & qu’on dit estre les restes des anciens| murs de cette ville, on y trouve toute forte deCa-B quilles , & il n’y a pas long-temps qu'en plein mar-| ché, il fut rompu une pierre toute remplie de Co.S quille ridées & crespuès ; Ce qui nous fait con-* X z noî-